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Alcool, Drogues et Travail (3)

EMPLOYEUR, CADRES, COLLÈGUES, QUELLES ÉVOLUTIONS DANS LES RELATIONS DE TRAVAIL AVEC LE SALARIÉ "ADDICT" ?

De la tolérance à l’intolérance

Le processus est toujours le même. Cela va aller CRESCENDO de l’hyper tolérance au rejet. Les médecins psychiatres nous expliquent que cela est souvent du à un processus d’identification. Nous connaissons tous quelqu’un qui peut nous être proche, qui boit ou qui fume. Cela se nomme une projection bienveillante qui au départ peut être sans limite.

La Stigmatisation rassure. Il y a les individus qui boivent mais qui ne se considèrent pas comme malades, car cela se passe en soirée chez eux ou le week end, et il y a « l’alcolo dépendant de l’entreprise » qui « LUI » est malade.

FAIRE À LA PLACE

Les autres salariés vont donc faire à la place de la personne ce qu’elle est incapable de faire. « Faire à la place, c’est faire perdre la place » car on rend la personne incompétente.

ISOLER

On va donc l’isoler jusqu’à l’incompétence fonctionnelle jusqu’au moment ou à force de faire le travail de l’autre …ça commence à bien faire !

Du pot à la crise

Lien social, fonction de facilitation et problématique alcool

Plutôt que le classique « pot » d’entreprise, la mise en place d’un petit déjeuner sera aussi efficace pour créer du lien. Lors des fêtes d’entreprises, il est indispensable de mettre à disposition des salariés de quoi se restaurer afin de limiter le taux d’alcoolémie et d’offrir aussi des boissons sans alcool. Avoir, au préalable, mis en place une procédure à suivre devant l’incapacité d’un salarié à reprendre une activité ou de conduire son véhicule en toute sécurité est une action fondamentale. Impliquer les IRP et les membres du CHSCT dans la démarche et proposer des éthylotests à disposition du personnel font partie des bonnes règles de prévention.

Du dopage quotidien à l’accident

À la différence du dopage sportif, le dopage au quotidien consiste à effectuer un marathon tous les jours. Dans ces cas là, les individus dépriment, s’angoissent et peuvent avoir des troubles du sommeil. « Pour tenir le coup », les psychotropes entrent dans l’activité de travail.

Le fantasme de l’hyper performance fait que l’on renonce simplement à être soi, c’est-à-dire avoir des limites. Au lieu de savoir dire « non « je suis fatigué », on dit toujours oui.

Dans une entreprise, il faut que ça aille « vite et bien ». Mais il y a des délais et surtout des durées des activités. C’est la même chose pour le psychisme des opérateurs. Il y a un moment, ou même avec l’apport de produits, les limites physiologiques sont atteintes et c’est l’explosion.

De la polyconsommation à c’est la dernière fois que je te le dis

Un produit, deux produits

Il ne faut banaliser aucun produit et surtout il ne faut pas stigmatiser un seul produit, par exemple banaliser l’alcool et stigmatiser le cannabis. Nous avons déjà vu le mélange détonnant de l’alcool et du cannabis.

Erreur sur la sanction

l’erreur classique des chefs d’entreprise est de sanctionner sur les produits. Il faut sanctionner sur les vitesses d’engins excessives, sur les accidents faits ou presque accidents ou le non respect des mesures de sécurité.

Démarche graduelle

Il doit y avoir une démarche graduelle dans les sanctions pour que le salarié soit positionné dans son échelle de risque. Passer d'une politique zéro à c'est la dernière fois que je te le dis ne sert à rien. Il y a aussi des incompatibilités. Boire et fumer du cannabis ne sont pas compatibles avec des situations à risque (conduire par exemple)

Tag(s) : #SANTÉ PUBLIQUE, #SANTÉ SÉCURITÉ AU TRAVAIL, #ALCOOL, #DROGUE, #TABAC, #MÉDICAMENT, #PSYCHOTROPE

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